The Provincial Hospital

The Provincial Hospital

Ancienne photo en couleurs représentant un vieil édifice institutionnel en pierre entouré d'arbres avec des femmes en longues robes blanches sur le terrain devant

Nos remerciements à: Leslie Baker, Eugène Leblanc et Neree St-Amand pour leur précieuse aid dans la collecte de matéiel de recherche pour cette carte postale, de mème qu'aux. Archives provinciales du Nouvequ-Brunswick et à Julia Thompson pour leur aide de dernière minute pour les photographies.  Auteures : Megan Davies & Alanna James

 

 

 

 

Nom(s) de l’institution:

Asile provincial (Provincial Lunatic Asylum) (1835)

Hôpital provincial pour maladies nerveuses (Provincial Hospital for Nervous Diseases) (1904)

Devient Centracare en 1978

Année d’ouverture:

1835

Lieu:

Saint John, Nouveau-Brunswick

Période de désinstitutionnalisation:

1975-1990

Démographie des patients:

À l’origine, l’institution fut conçue pour une capacité de 80 patients, mais au milieu du 20e siècle, pas moins de 1 500 patients y résidaient à la fois. Le bâtiment d’origine (le plus vieil asile du Canada) se trouvait au coin des rues de Wentworth et Leinster à Saint John. En 1848, les patients et les patientes commencèrent à être transférés vers un nouveau bâtiment dans la paroisse de Lancaster. Les services de l’Hôpital provincial étaient divisés selon le sexe et  les aptitudes socioéconomiques des patients ; ceux qui pouvaient payer étaient mieux logés et le plus souvent mieux traités.

Désinstitutionnalisation:

La première Division provinciale de santé mentale fut créée au Nouveau-Brunswick en 1949. Dans un compte-rendu de 1953, elle affirme avoir pour objectif de traiter les patients dont les problèmes de santé mentale sont considérés comme « mineurs » en dehors de l’hôpital psychiatrique, ce qui témoigne d’une transition vers la santé mentale communautaire. On considérait l’éducation du public comme importante à cet effet.

À la suite d’une commission d’enquête menée en 1945 et portant sur les conditions de vie des patients dans le bâtiment de Saint-John, l’Hôpital provincial de Campbellton (renommé par la suite Centre hospitalier de Restigouche) fut construit à Campbellton en 1954. À la veille de la désinstitutionnalisation, la création de cette nouvelle institution, dotée de 225 lits, renforça les valeurs et croyances institutionnelles. Les patients furent transférés vers la nouvelle institution de l’hôpital principal de Saint-John.

Le nombre de patients à l’institution de Saint John était en constante augmentation pendant les années 1940 et au début des années 1950, pour atteindre son apogée en 1954 avec 1 697 patients. L’Hôpital provincial était toujours aux prises avec une surpopulation dans les années 1960, malgré un déclin constant du nombre de patients. « Il est quasiment impossible de dispenser ce que l’on considère comme des soins modernes» affirmait le chef de service de l’hôpital, en référence à la surpopulation, dans son rapport de 1962-63.

Dans un même temps, on commençait, à l’Hôpital provincial, à préparer les patients à vivre en dehors des institutions et au sein de la communauté. Son rapport annuel de 1947 affirmait qu’un travail de suivi mené par un assistant social qualifié et expérimenté en psychiatrie était nécessaire. A la fin des années 1950, un programme quelque peu expérimental de suivi réalisait des contrôles réguliers des patients récemment sortis et les aidait dans leurs « problèmes d’adaptation ». Au cours de l’année administrative 1958-59, 73 patients participèrent au programme.

En 1960, un programme de « Remotivation » commença. Il s’agissait d’un projet de service de soins infirmiers qui regroupait des membres du personnel avec quelques patients pour lire et discuter des aspects de la vie quotidienne. Deux ans plus tard, le psychologue en chef de l’Hôpital provincial déclara que la thérapie de groupeallait être maintenue, ainsi que les opportunités pour certaines patientes[P1]  de rencontrer les membres du personnel et discuter des sentiments de dépression, d’anxiété et d’instabilité personnelle. Comme les patients de la Remotivation, tous ces patients devaient rapidement s’affranchir des soins hospitaliers.

En 1968, le rapport du Comité d’études des services de santé mentale dans la province du Nouveau-Brunswick fut publié et une nouvelle législation provinciale sur la santé mentale fut introduite pour réformer les soins psychiatriques et ainsi dispenser des soins dans la communauté, plutôt que dans les institutions.

En 1976, il restait encore 533 patients dans le complexe. Rebaptisé Centracare deux ans plus tard, l’ancien Hôpital provincial se tourna très clairement vers la désinstitutionalisation et les soins psychiatriques communautaires. Au directoire médical vinrent s’ajouter plusieurs médecins issus de la communauté et, au cours des dix années suivantes, le nombre de patients chuta de 39% pour atteindre 239 personnes.

À la suite d’un programme visant à améliorer les soins des patients et la formation du personnel, Centracare réussit en 1981 à obtenir son accréditation. Il était toutefois clair que le complexe de 1848 n’était pas adapté aux soins psychiatriques de la fin du 20e siècle. Au milieu des années 1980, on commençait à mettre en valeur le potentiel du complexe pour la ocmmunauté. La Image Community[P2] , gérée par des bénévoles, commença à organiser des programmes éducatifs sur des sujets comme la mort et les relations comportementales. On incitait le personnel à présenter Centracare à l’ensemble de la communauté de Saint John. Cependant, une étude de 1986 portant sur les services de santé mentale prit position contre la désinstitutionalisation en cours, arguant qu’on avait besoin d’un hôpital psychiatrique centralisé dans la province.

En 1988, la Commission de santé mentale du Nouveau Brunswick (Mental Health Commission of New Brunswick) fut créée, ainsi que le « Plan de dix ans » qui cherchait à fermer des lits de Centracare et forcer plus de patients vers la sortie. Certaines voix au sein du personnel et du public exprimèrent des réserves face à l’encadrement insuffisant d’anciens patients dans leur transition vers la vie en communauté. Centracare ferma définitivement ses portes en 1966 (la propriété fut reprise par J.D. Irving Ltd.) et fut transformée en parc. Pourtant, un nouvel hôpital psychiatrique du 21e siècle proposant  des services psychiatriques à moyen et long terme ouvrira à Campbellton en 2014, ce qui témoigne de la pérennité de cette institution au Nouveau-Brunswick.

Transinstitutionalisation:

Photo aérienne et noir et blanc d'un ensemble de rues avec des maisons résidentielles en milieu forestier
Vue aérienne du Centre de réhabilitation de Forest Hill, août 1973. (Archives provinciales du Nouveau-Brunswick, Fonds Wilson Studio)

À partir de 1950, les cliniques psychiatriques virent le jour dans les centres urbains de la province, d’abord à Saint John, puis à Moncton et Fredericton. En 1954, elles opéraient toutes à plein temps avec un psychiatre, un psychologue clinique, un assistant social psychiatrique et un assistant sténographe. Ces cliniques devinrent des sites pour évaluer les facultés mentales des enfants, utilisant le système scolaire public pour filtrer les jeunes. Le premier jour d’école pour les enfants considérés comme « déficients mentaux » fut mis en place à la Clinique psychiatrique de Saint John.

On voyait les cliniques psychiatriques communautaires comme des sites pour établir les histoires de santé mentale des adultes[P1] . Le  ministère d’assistance sociale occupa un rôle prépondérant dans la coordination du soutien aux membres de la famille, des agences bénévoles et professionnelles. Le rapport du directeur de 1958-59 proposa de partager les informations des patients dans les cliniques et les hôpitaux et de coordonner étroitement les suivis des patients psychiatriques dans la communauté.

En 1953, la mise en place d’un espace pour 11 patients psychiatriques dans le nouvel Hôpital de Moncton constitua une autre étape majeure vers la transinstitutionnalisation. En 1960, il y avait des unités psychiatriques dans deux hôpitaux généralistes à Saint John et Moncton et une 4e clinique psychiatrique à Edmundston. Il y avait également un Centre de la Croix blanche à Moncton, mis en place par l’Association canadienne pour la santé mentale, en guise de lieu de socialisation pour les anciens patients.

De la thérapie par le travail à l’ergothérapie:

Photo en noir et blanc datant environ des années 1970 avec une femme qui aide une autre femme à utiliser une machine à coudre
Erghothérapie dispensée par l’Association de santé mentale, probablement à Fredericton, 1979. (Archives provinciales du Nouveau-Brunswick, Fonds Ian Brown)

Dès le départ, la thérapie par le travail était un élément important de la vie des patients à l’Hôpital provincial. À la fin du 19e siècle, l’institution avait acheté une ferme sur le chemin Sand Cove. On considérait comme thérapeutiques les travaux pour les hommes. Un bâtiment fut construit sur le site de la ferme pour héberger les résidents assignés aux tâches agricoles. Les patients travaillaient également dans les ateliers de l’asile, dont le premier fut construit sur le site de Lancaster en 1880. Les patientes travaillaient notamment comme couturières, à la fabrication d’habits pour d’autres patients. Mais en réalité cette « thérapie » par le travail faisait clairement partie de l’économie institutionnelle : les patients qui payaient ou qui ne payaient pas étaient séparés. Les patients qui ne payaient pas et qui étaient en capables travaillaient dans divers endroits de l’institution.

Les rapports institutionnels des années 1950 révèlent une transition de la thérapie par le travail vers l’ergothérapie, avec la mise en place de formation vocationnelle limitée pour les patients. Mais à ses débuts, l’ergothérapie de l’Hôpital provincial proposait également un ensemble varié d’activités récréatives telles que la fabrication de poterie dans des fours à bois, le tennis, la visite de la bibliothèque institutionnelle grandissante et les pique-niques dans l’enceinte. Dans le rapport annuel  de 1950, une ergothérapeute apparait sur la liste des Chefs de service pour la première fois. Son nom : Martha Conn. En 1958, le programme avait un budget d’environ 7 000 dollars et eut un rapport séparé dans le compte annuel de l’institution.

La ferme de Sand Cove cessa ses activités en 1970 et la propriété fut vendue. Un historien de la psychiatrie avance comme cause de cette décision administrative le manque d’intérêt des patients pour le travail agricole.

Du patient à la personne:

A la fin du 19e, des rapports institutionnels suggèrent que des mesures avaient été prises pour traiter le patient comme une personne à part entière. Mais de telles pratiques étaient surtout réservées aux patients qui payaient et/ou aux « patients de haut niveau ». Pendant cette période, par exemple, il semblerait que l’on permettait aux patients de se rendre à une église à proximité, accompagné par un préposé aux soins. Le premier pique-nique pour les patients eut lieu pendant l’été de 1882, suivi de dons de cadeaux  auxpatients à Noël au début des années 1900.

Une du magazine «Reversing Falls Review» avec un dessin d'un pont au-dessus d'une rivière
La Reversing Falls Review était une lettre d’information publiée par les patients de 1959 à 1962. (LeBlanc et St-Amand, Dare to Imagine)

Ce n’est qu’à partir des années 1950, cependant, que l’on assiste à une nette volonté institutionnelle à l’hôpital de Saint John pour encourager la participation des patients psychiatriques aux activités auxquelles s’adonnait le public à l’extérieur. En 1954, on projetait des films toutes les semaines pour les patents. Quatre ans plus tard, le Département d’ergothérapie de l’hôpital proposait des films, des danses, des jeux, des concerts et du bowling,  dans l’objectif de préparer les patients à leur  leur sortie prochaine, ainsi que, selon le rapport annuel de cette année, créer « une vie dans l’hôpital moins confinée et donc moins amère. » Le rapport d’ergothérapie de 1958-59 note également qu’il y avait une télévision dans chaque service et que les bénévoles de l’ACSM avait créé une bibliothèque dotée de 3 000 livres. Ce groupe de bénévoles a joué un rôle important pour les initiatives centrées sur les patients à l’hôpital. Dans les années 1960, l’ACSM organisait des fêtes d’anniversaire chaque mois et donnait des cadeaux de Noël.

De 1959 à 1962, la Reversing Falls Review, une lettre d’information gérée par les patients, était publiée au sein du Département d’ergothérapie de l’hôpital. Parmi les propositions des patients, on trouvait des témoignages, de la poésie et des œuvres d’art, même si les propositions nécessitaient l’aval de l’administration. En1977, la Reversing Falls Review céda sa place à Echoes, qui continua à être publiée jusqu’en 1981.

En 1945, un reporter du journal Montreal Standard réalisa une enquête d’infiltration  en se présentant comme préposé aux soins à l’Hôpital provincial. Les détails à la fois fascinants et sordides concernant la maltraitance des patients, les conditions sanitaires déplorables et la violence rapportés  dans son récit menèrent à la mise sur pied, en 1945, d’une commission d’enquête provinciale sur cet établissement. La commission exonéra le directeur d’alors, considéra l’article comme le fruit du travail de presse à scandale et fit état de liens possibles entre le reporter, la Co-operative Commonwealth Federation (CCF) et le crime organisé.Toutefois, le médecin qui enquêta sur le personnel de l’hôpital pour la commission constata de graves problèmes de surpopulation, un dangereux manque de personnel, l’usage routinier de contraintes physiques et chimiques et la présence de vermine. Le rapport final de la commission recommanda la construction d’un nouveau bâtiment et un ratio personnel/patient de 1 pour 8, qui comprendrait un nombre largement accru de personnel infirmier qualifié.

Mais les rapports de l’Hôpital provincial ne consacrent que peu d’espace à la considération de droits fondamentaux des patients et à un changement d’attitude du personnel envers les patients. En 1958, le rapport de l’administrateur releva des efforts pour limiter les mesures de contention sur les « patients trop agités » et décrit un nouveau programme dans lequel un groupe de patients « les plus atteints et rétardés » étaient retirés du service quotidiennement pour des activités. Les changements qui suivirent dans le comportement des patients considérés comme malades étaient, selon le rapport, « une révélation pour une bonne partie de notre personnel ». Pourtant, le rapport de 1958-59 indique clairement que les patients ne parlant pas couramment anglais étaient exclus de ces initiatives. À l’aube des années 1960, le directeur rapporta que certains des services n’étaient plus fermés à clé pendant les horaires de journée et qu’un système de liberté conditionnelle avait été mis en place pour permettre à certains patients le libre accès aux espaces de l’hôpital. Les patients n’étaient que très rarement contraints physiquement, laissés sans habits, sans hygiène ou vêtus de loques. Ils n’avaient plus à manger la nourriture de l’hôpital avec leurs mains ou une grande cuillère et des inspections régulières permirent d’éradiquer les rats et les cafards. Selon le directeur, tous ces changements étaient symptomatiques d’un nouveau programme de « d’améliorationet d’humanisation » du traitement psychiatrique de personnes dont les problèmes de santé mentale étaient considérés comme chroniques. Il faut noter, cependant, que tous ces points s’attaquèrent également aux problèmes soulevés par la commission de 1945.

Ce n’est qu’à partir de 1987 que les patients des hôpitaux psychiatriques du Nouveau-Brunswick eurent le droit de vote aux élections provinciales.

Les droits des patients acadiens à l’Hôpital provincial et, en particulier, leur droit à recevoir des soins dans leur propre langue ne sont nulle part mentionnés dans les rapports annuels et publications officielles. Cependant, certains cas, comme celui d’un patient francophone de Balmoral, dont on dit qu’il fut battu à mort dans les années 1940 par des patients ou par le personnel après avoir refusé de faire célébrer son anniversaire en anglais, de même que l’exclusion évidente des patients non-anglophones de régimes thérapeutiques plus progressifs, démontrent qu’une division culturelle nette et troublante régnait au sein de l’institution.

Le personnel durant la période de désinstitutionalisation:

Même si l’histoire institutionnelle de l’Hôpital provincial démontre le rôle important des infirmières dans les soins psychiatriques au cours des années 1950 et au-delà, la transition vers la psychiatrie communautaire était illustrée par des profils professionnels de plus en plus diversifiés. En 1948, il y avait un dentiste à temps partiel et, deux ans plus tard, un ergothérapeute. En 1955, trois assistants sociaux et un psychologue figuraient également parmi le personnel. Trois ans plus tard, cinq psychiatres britanniques et 16 médecins travaillaient à l’hôpital et il était question d’embaucher un psychologue bilingue qui pourrait communiquer avec les patients francophones.

Photo en noir et blanc datant environ des années 1970 avec deux hommes et deux femmes, à l'extérieur, devant un mur de béton
Groupe de travailleurs en santé mentale, Fredericton, années 1970. (Archives provinciales du Nouveau-Brunswick, Photographies des Communications du Nouveau-Brunswick.)

À partir de la fin des années 1940, les rapports annuels du directeur  réclament une formation plus aboutie pour le personnel infirmier. En 1948, le directeur déclara qu’un formateur d’infirmières psychiatriques serait le bienvenu pour aider le personnel dans les hôpitaux psychiatriques de la province. En 1952, un département de formation en soins infirmiers était en développement afin de former du personnel nouveau ou déjà existant On proposait également un cours d’assistance en soins infirmiers psychiatriques. En 1962-63, une école de soins infirmiers psychiatriques vit le jour. Celle-ci était rattachée à l’Université du Nouveau-Brunswick et proposait des séminaires de formation de huit semaines pour les étudiants de la majorité des écoles d’infirmières de la province. On remarqua que l’aide des étudiantes infirmières était très précieuse pour le processus de « re-socialisation » dans l’hôpital.

On rencontra des difficultés à maintenir le personnel infirmier àl’hôpital provincial au cours de la période d’après-guerre. Au début des années 1960, les infirmières furent retirées de l’asile pour travailler dans d’autres services de santé qui offraient de meilleurs salaires et des journées de huit heures. La situation fut rectifiée en 1965 lorsque la journée de huit heures et la semaine à 40 heures furent instaurées à l’Hôpital provincial.

On déplorait toujours le manque de personnel au sein du programme d’ergothérapie de l’hôpital. À partir de la fin des années 1950, les directeurs du programme faisaient constamment état de difficultés à trouver du personnel d’ergothérapie consentant à travailler avec une rémunération inférieure à celle de la grille de salaire mise en place par l’Association canadienne d’ergothérapie.

Dans les années 1970, la présence d’une hiérarchie administrative et un personnel plus égalitariste entraina des innovations dans l’ergothérapie, la physiothérapie, l’assistance sociale et les soins infirmiers. On souligna l’importance de recevoir davantage de formation professionnelle et on proposa aux aides-soignants de devenir des infirmières assistantes certifiées ou des infirmières certifiées. On encourageait le personnel certifié en infirmerie à passer le Diplôme d’infirmerie. L’affiliation à l’École médicale de Dalhousie dirigea beaucoup de jeunes médecins vers la psychiatrie.

Les rapports institutionnels indiquent qu’on cherchait à préparer le personnel infirmier à l’extérieur de l’hôpital pour travailler en soins infirmiers psychiatriques communautaires. Le rapport du directeur de 1958-59 révèle les détails d’un cours dispensé aux infirmières de santé publique pour les aider à s’occuper des anciens patients et de leurs familles après leur sortie. De même, le Rapport d’assistance sociale de 1962-63 affirma qu’il était nécessaire de poursuivre l’assistance sociale des patients quittant l’institution pour vivre dans la communauté, en particulier pour maintenir des contacts entre les assistants sociaux et la famille, afin de consolider les progrès réalisés à l’hôpital.

Bibliographie:

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LeBlanc, Eugène, and Nérée St-Amand. Dare to Imagine: From Lunatics to Citizens. Moncton: Our Voice/Notre Voix, 2008.

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